La santé psychique

Consulter un psychologue ou un psychiatre

Même plusieurs années après la maladie, cela peut s’avérer bénéfique. Pouvoir rapporter à un spécialiste ce que l’on pense et comment on se représente dans tous les évènements vécus peut contribuer à trouver une meilleure sérénité. Leur soutien, dans l’après cancer, peut intervenir à différents niveaux :
communication avec l’entourage, anxiété, cicatrices, séquelles des traitements sur la santé sexuelle et reproductive…
Plusieurs séances sont parfois nécessaires pour commencer à se sentir mieux et à éprouver les bénéfices du suivi. Selon les besoins, les consultations peuvent être ponctuelles ou s’étaler sur quelques mois.
Le psychiatre est un médecin spécialiste, le psychologue possède un diplôme de Master 2 de psychologie permettant d’exercer. À la différence du psychologue, le psychiatre peut établir un diagnostic et prescrire un traitement médicamenteux si nécessaire. Ses interventions sont prises en charge par l’assurance maladie, soit en totalité (conventionné secteur 1), soit partiellement (conventionné secteur 2, si dépassements d’honoraires).

Comment trouver un psychiatre ou un psychologue ?

  • Prendre contact avec le psychologue ou le psychiatre du service d’oncologie où vous avez été suivi(e), il pourra probablement vous orienter vers des collègues.
  • Certaines consultations de suivi à long terme proposent également un entretien avec un psychologue à l’Institut Gustave Roussy par exemple, cela peut permettre d’aborder certaines questions spécifiques et aider à trouver un professionnel de secteur adapté à vos besoins.
  • Contacter les réseaux régionaux de cancérologie, qui travaillent généralement avec des psychologues exerçant en libéral. Consulter leurs coordonnées sur le site de l’Institut national du cancer.
  • Prendre rendez-vous dans un Centre Médico-Psychologique (CMP). Les CMP ont pour mission d’accueillir, sans frais, toutes les personnes en demande de prise en charge psychologique ou psychiatrique. Leur accès est sectorisé. Se renseigner auprès de la mairie ou du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de sa commune, ou encore de l’hôpital le plus proche de son domicile. Attention, dans certains CMP, il faut compter plusieurs mois avant d’avoir un rendez-vous.
  • Consulter un psychologue ou un psychiatre exerçant en libéral. Pour trouver les coordonnées d’un professionnel :
    • Demander conseil auprès de son médecin traitant.
    • Lancer une recherche sur un site de rendez-vous médicaux en ligne (Doctolib…).
    • Se connecter sur l’annuaire santé Ameli.


A noter
: trouver un thérapeute avec qui l’on se sent bien, le type de thérapie qui convient, peut prendre du temps. La rencontre de plusieurs professionnels peut parfois s’avérer nécessaire avant de trouver l’aide adaptée.

En savoir plus
Consulter la brochure de la Ligue contre le cancer « Parlons du soutien psychologique »

Échanger avec d’autres personnes qui ont vécu ou vivent la même situation

Cela permet de partager son histoire, parler de ses difficultés, poser des questions, dans un climat de bienveillance et de compréhension. Ces échanges peuvent se faire :

  • Par le biais des associations de parents et d’anciens patients traités pour un cancer.
  • A travers les services d’écoute en ligne, avec des bénévoles qui ont connu l’expérience du cancer  ou des professionnels de l’écoute.

Faire appel aux approches psychocorporelles peut également apporter un soutien, en procurant détente et réconfort

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ces pratiques sont définies comme « l’ensemble des approches psychothérapeutiques partant du corps, ou se servant du corps comme médiation, mais aussi plus largement des méthodes impliquant un travail corporel à visée psychothérapeutique, prophylactique et préventive ». Cela inclut entre autres la psychomotricité, la sophrologie, la méditation pleine conscience, l’hypnose, la réflexologie, l’art-thérapie, la massothérapie, les techniques asiatiques de relaxation (yoga, Qi Gong, shiatsu…).