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Anxiété, isolement, appréhension… la charge mentale et physique éprouvée par les patients guéris d’un cancer est à prendre en compte après le parcours de soins. Mais comment faire ?

La santé psychique

Des répercussions psychologiques peuvent se manifester suite au cancer et à ses traitements, notamment à l’adolescence ou à l’âge adulte. Certaines personnes peuvent avoir besoin d’une prise en charge, y compris plusieurs dizaines d’années après la maladie. D’un autre côté, des répercussions positives peuvent être ressenties. Il est important de souligner que :

  • La survenue du cancer peut constituer un traumatisme marquant durablement l’enfant et son entourage. Des difficultés ou bien des troubles psychologiques peuvent apparaître ou persister à l’âge adulte, même si le cancer est guéri depuis longtemps.
  • Le cancer est une maladie pouvant générer une anxiété. Il est possible que cette anxiété perdure par la suite, et qu’elle soit toujours présente, même longtemps après l’annonce de la guérison. Cette anxiété peut s’exprimer de manière très différente par rapport à celle présente au moment de la maladie, et surgir lors d’un évènement tout autre. Elle n’est donc pas toujours identifiée comme séquelle du cancer, alors même qu’elle prend sa source dans ce traumatisme.
  • L’annonce de la guérison peut apporter un sentiment de confiance, mais ce n’est pas toujours le cas. Cette annonce peut ne pas suffire pour aller de l’avant. Un sentiment de sécurité et de confiance peut parfois n’être ressenti qu’après plusieurs années.
  • Il n’y a pas de « petit cancer » : même des parcours médicaux « simples » avec des traitements relativement courts peuvent entraîner un traumatisme. Autrement dit, la souffrance psychique peut ne pas être proportionnelle aux difficultés rencontrées dans le parcours de soins et aux éventuelles séquelles de la maladie et de ses traitements.
  • L’après-cancer peut également s’accompagner de sentiments positifs : on parle alors de résilience ou de croissance personnelle ou croissance post-traumatique. Certaines personnes pensent que l’expérience de la maladie a forgé leur identité de manière positive, par exemple parce qu’ils ont le sentiment de moins s’attacher aux « petits tracas » de l’existence que la moyenne des gens. Trouver un sens à la vie, l’apprécier davantage ou avoir davantage conscience de soi sont des thèmes souvent évoqués par les anciens patients.
Suivi à long terme
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