Rechercher sur le site

Depuis 50 ans, les progrès thérapeutiques ont permis d’augmenter les taux de guérison des cancers des enfants et des adolescents. Aujourd’hui, près de 80% des malades guérissent. Mais, des années après le diagnostic, à l’âge adulte, d’autres problèmes de santé liés aux conséquences à long terme de la maladie et de ses traitements, peuvent apparaître.

La santé physique

Coeur et système vasculaire

Les traitements par radiothérapie ou chimiothérapie peuvent dans certains cas entraîner des complications cardiovasculaires, parfois de nombreuses années après la guérison.

Les maladies cardiovasculaires désignent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins (ceux qui alimentent le muscle cardiaque, le cerveau, les bras et les jambes).

Comment fonctionnent le cœur et le système vasculaire ?

Le cœur est un muscle composé de quatre cavités : deux ventricules et deux oreillettes. Des valvules séparent les oreillettes des ventricules ainsi que les ventricules des gros vaisseaux qui quittent le cœur (aorte et artère pulmonaire).

Les contractions cardiaques propulsent le sang dans tout l’organisme. Le rythme de ces contractions (fréquence cardiaque) est coordonné par des nerfs. Les vaisseaux qui amènent le sang au muscle cardiaque sont les artères coronaires.

Plusieurs types de maladies cardiovasculaires peuvent se rencontrer après les traitements des cancers :

  • Une insuffisance cardiaque : situation dans laquelle le cœur ne peut plus assurer son travail de contraction pour répondre aux besoins des différents organes.
  • Une attaque cardiaque (infarctus du myocarde) : situation dans laquelle le cœur lui-même est mal irrigué et de ce fait se contracte moins bien. Ceci est le plus souvent dû à l’obstruction ou au rétrécissement des vaisseaux irrigant le cœur (coronaires).
  • Une péricardite : le péricarde est un sac à double paroi qui entoure et protège le cœur. Une péricardite est liée à la présence anormale de liquide dans ce sac qui peut poser des problèmes de compression du cœur.
  • Un problème au niveau de la valvule cardiaque (rétrécissement ou fuite).
  • Des troubles du rythme cardiaque.
  • Les complications cérébro-vasculairespar atteinte des vaisseaux sanguins, peuvent être à l’origine d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Quels sont les facteurs de risque ?

Les traitements suivants peuvent entraîner des risques de complications cardiaques à long terme :

  • Une chimiothérapie comportant des anthracyclines ou de l’endoxan.
  • Une radiothérapie au niveau du thorax, de la moelle épinière, de la partie supérieure de l’abdomen.
  • Le risque est plus important si ces deux facteurs ont été associés, et si le traitement a été réalisé tôt dans l’enfance.

Les complications cérébro-vasculaires sont essentiellement provoquées par la radiothérapie, lorsque celle-ci a touché le cerveau.

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

La survenue de l’un des symptômes suivants doit conduire à une consultation rapide avec un médecin :

  • Gêne respiratoire, essoufflement ou fatigue anormale à l’effort,
  • Douleur dans la poitrine,
  • Malaise et/ou perte de connaissance,
  • Palpitations.

Quelle est la surveillance médicale recommandée ?

Pour la majorité des personnes traitées pour un cancer de l’enfant, de l’adolescent ou du jeune adulte, le risque est faible et aucun examen de dépistage n’est à envisager mais il est important que vous connaissiez les détails des traitements que vous avez reçus pour déterminer si vous êtes à risque.

Les patients à risque, c’est-à-dire ayant reçu certaines chimiothérapies ou ayant reçu une irradiation englobant le cœur, doivent avoir une surveillance cardiaque, même en l’absence de symptômes. Il est important d’informer le médecin traitant (médecin généraliste) de ce risque.

Chez les patients à risque, la surveillance consiste en la réalisation d’une échographie cardiaque (qui étudie la contraction du cœur), elle a normalement été réalisée après la fin du traitement, puis avec une fréquence qui dépend de chaque cas, tous les 2 à 5 ans environ. La surveillance doit être renforcée en cas de grossesse, durant la puberté et en cas d’activité sportive intensive.

Ce que vous pouvez faire pour prévenir les risques

Certaines situations médicales comme une hypertension, un diabète, un taux trop élevé de lipides dans le sang ou un surpoids augmentent le risque de développer une maladie cardiaque. Pour lutter contre les problèmes cardiovasculaires, il est recommandé d’éviter :

  • Le surpoids ou l’obésité,
  • Un taux trop élevé de graisse dans le sang (cholestérol),
  • L’hypertension artérielle,
  • Un taux de sucre trop élevé dans le sang (diabète),
  • Le manque d’activité physique,
  • Le tabagisme,
  • L’usage de certaines drogues (cocaïne, amphétamines…),
  • Un taux d’hémoglobine trop bas (anémie),
  • En cas de maladie cardiaque, les exercices physiques intensifs (haltérophilie) doivent être évités.

Pour en savoir plus : 

Dans ce cas, vous pouvez contacter le médecin ou le service qui vous a traité(e) dans l’enfance ou l’adolescence pour obtenir un résumé de traitement. Vous pouvez ensuite bénéficier de conseils personnalisés lors d’une consultation de suivi à long terme.

Fiche – Le cœur – PDF – 217Ko
Consulter / Télécharger la fiche
 

Prothèse

Risque de tumeur bégnine ou d’autres cancers

Cœur et système vasculaire

Hormones

Fertilité

La santé de vos enfants

Troubles cognitifs et troubles de la mémoire

Poumons

Thyroide

Reins

Os

Yeux

Oreilles

Dents

Peau et cheveux

Allogreffe de moelle

Click to access the login or register cheese