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Depuis 50 ans, les progrès thérapeutiques ont permis d’augmenter les taux de guérison des cancers des enfants et des adolescents. Aujourd’hui, près de 80% des malades guérissent. Mais, des années après le diagnostic, à l’âge adulte, d’autres problèmes de santé liés aux conséquences à long terme de la maladie et de ses traitements, peuvent apparaître.

La santé physique

Poumons

Les traitements par radiothérapie ou chimiothérapie peuvent dans certains cas entraîner des complications pulmonaires, parfois même de nombreuses années après la guérison.

Il existe plusieurs types de complications :

  • Le volume des poumons peut être réduit après chirurgie ou par déformation de la colonne vertébrale.
  • Les bronchioles peuvent être le siège d’une inflammation, ce qui limite l’entrée de l’air dans les poumons. On parle de bronchiolite oblitérante.

Ces problèmes peuvent dans certains cas se combiner pour conduire à l’insuffisance respiratoire, c’est-à-dire la difficulté globale des poumons à assurer l’oxygénation des organes et l’élimination du gaz carbonique. Cet état peut retentir sur le fonctionnement de tous les autres organes et en particulier le cœur. Il existe également un risque d’infection pulmonaire, source de dilatation permanente des bronches, favorisant à son tour la surinfection.

Comment fonctionnent les poumons ?

Les deux poumons droit et gauche sont situés dans le thorax de chaque côté du cœur. L’air que nous inspirons circule dans la trachée puis les bronches et bronchioles jusque dans de minuscules sacs appelés alvéoles pulmonaires.

Les alvéoles pulmonaires sont entourées d’un réseau de vaisseaux sanguins dans lesquels vont se faire les échanges gazeux. Les alvéoles vont à la fois extraire l’oxygène de l’air que nous respirons pour le distribuer grâce au sang à tous les organes mais aussi éliminer le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone), déchet produit par notre corps, que nous expirons.

Quels sont les facteurs de risque de complications pulmonaires ?

Il existe un risque de complications pulmonaires si le traitement a comporté :

  • Une chirurgie avec un retrait complet d’un poumon ou des chirurgies répétées sur le poumon,
  • Certaines chimiothérapies (comportant de la bléomycine, de la carmustine, de la lomustine, ou une chimiothérapie à haute dose suivie d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques),
  • Une radiothérapie du poumon ou du corps entier,
  • Une radiothérapie de la colonne vertébrale qui peut déformer le thorax et gêner le fonctionnement du poumon,
  • Une allogreffe compliquée d’une maladie du greffon contre l’hôte (GVH).

Les risques sont augmentés si plusieurs des traitements cités plus haut ont été associés. La situation peut également être aggravée par des infections pulmonaires sévères ou répétées, un asthme ou un tabagisme (actif ou passif).

Quels sont les facteurs de risque de complications pulmonaires ?

Une toux persistante, un encombrement, des sifflements lors de la respiration, un essoufflement pour un effort physique modéré voire même au repos doivent alerter. Les infections répétées se traduisent en général par de la fièvre, des crachats, une toux, des douleurs au niveau du thorax. Lorsqu’un de ces symptômes apparait et surtout s’il persiste, il est nécessaire de consulter un médecin.

Quelle est la surveillance médicale recommandée ?

Une surveillance clinique annuelle est recommandée. Selon les symptômes, des examens pourront être prescrits : radiographie ou scanner thoracique et surtout explorations fonctionnelles respiratoires (série de tests visant à évaluer la quantité et la qualité des échanges gazeux effectués par les poumons).

Ce que vous pouvez faire pour prévenir les risques

  • Un examen physique régulier est recommandé.
  • Toute consommation de tabac est contre-indiquée. Cela est également vrai pour l’exposition involontaire à la fumée de tabac de l’entourage (tabagisme passif).
  • Un avis spécialisé doit être demandé avant toute anesthésie générale et avant toute pratique de la plongée sous-marine.
  • L’orientation professionnelle mérite aussi parfois d’être discutée avec le médecin, certains métiers étant à plus fort risque de gêne respiratoire.
  • Dans certains cas la vaccination contre le pneumocoque et/ou la grippe peut être conseillée.

Pour en savoir plus : 

Dans ce cas, vous pouvez contacter le médecin ou le service qui vous a traité(e) dans l’enfance ou l’adolescence pour obtenir un résumé de traitement. Vous pouvez ensuite bénéficier de conseils personnalisés lors d’une consultation de suivi à long terme.

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