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Depuis 50 ans, les progrès thérapeutiques ont permis d’augmenter les taux de guérison des cancers des enfants et des adolescents. Aujourd’hui, près de 80% des malades guérissent. Mais, des années après le diagnostic, à l’âge adulte, d’autres problèmes de santé liés aux conséquences à long terme de la maladie et de ses traitements, peuvent apparaître.

La santé physique

Prothèse

Vous avez eu une reconstruction par prothèse ou une greffe osseuse : il s’agit d’une intervention chirurgicale qui remplace un os malade et reconstruit un membre fonctionnel en utilisant un implant (prothèse interne), une greffe osseuse venant d’une autre partie de votre corps (autogreffe), ou, plus rarement d’une autre personne (allogreffe), ou une combinaison de greffe osseuse et d’implant métallique (composite allo-prothétique). Du matériel métallique de fixation peut compléter la reconstruction (matériel d’ostéosynthèse type plaque, broches…). Dans d’autres situations, une amputation a pu être nécessaire et une prothèse externe a pu vous être proposée.

Quels sont les signes qui doivent alerter d’un problème sur le matériel ou la greffe ?

Les signes qui doivent alerter sont :

  • Des douleurs à l’activité mais aussi au repos, des signes inflammatoires (rougeur, chaleur, œdème) éventuellement associés à de la fièvre, sont des signes qui doivent vous conduire à demander un avis auprès de votre médecin ou de votre chirurgien.
  • Des douleurs suite à une activité physique et qui s’aggravent avec le temps ou des craquements ou bruits anormaux qui n’existaient pas auparavant peuvent être des signes de vieillissement, d’usure ou de rupture du matériel et de la reconstruction. Ils peuvent nécessiter dans certains cas une intervention chirurgicale. Il faut prendre avis auprès de votre chirurgien.
  • Des contractures et inconfort de l’appareil locomoteur : après une chirurgie conservatrice de reconstruction large, parfois les muscles, tendons et ligaments se raidissent ou rétrécissent, provoquant des contractures (resserrement permanent de l’articulation). Cela est plus susceptible de survenir chez les personnes qui sont physiquement inactives. Un suivi régulier avec un médecin ou une prise en charge paramédicale (kinésithérapeute, ergothérapeute, ostéopathe) aident à prévenir la survenue de contractures.

Quelle est la surveillance médicale recommandée ?

  • La surveillance dépend d’abord du type de reconstruction qui a été faite.
  • Chaque individu est particulier et les recommandations de suivi peuvent être différentes pour des individus ayant eu le même type de reconstruction.
  • Des recommandations concernant l’activité physique pourront vous être proposées. Elles dépendent du type de reconstruction et de votre état de santé général.
  • Le suivi est assuré par des examens cliniques et des bilans d’imagerie reposant sur les radiographies régulières.
  • Un suivi à vie par un chirurgien orthopédiste est le plus souvent nécessaire. Ce suivi est très important car en cas de prothèse, il permet de s’assurer de l’absence d’usure anormale ou de descellement de celle-ci et en cas de greffe osseuse, ou de risque de fracture. Si vous n’avez pas vu votre chirurgien orthopédiste depuis plus de 5 ans, il est important de reprendre contact avec lui, ou un autre, pour faire le point sur la reconstruction et le matériel, identifier les activités physiques adaptées et mettre en place un calendrier de surveillance adapté à votre situation.

Ce que vous pouvez faire pour prévenir les risques

  • La kinésithérapie et l’ergothérapie jouent un rôle important dans la réadaptation réussie après une reconstruction ostéo-articulaire par prothèse ou greffe osseuse. Les exercices d’amplitude de mouvement passifs et actifs sont importants pour maintenir une bonne fonction du membre.
  • Une limitation de certaines activités physiques est parfois nécessaire.
  • En cas de prothèse, en raison d’un risque d’infection à vie, des antibiotiques doivent être pris avant toutes les procédures dentaires (y compris le détartrage des dents) et pour d’autres procédures médicales telles que celles impliquant les voies respiratoires, le système digestif ou urinaire. Une infection peut survenir si des bactéries pénètrent dans la circulation sanguine au cours de ces procédures et s’attachent aux composants métalliques de la prothèse (vis, plaques, tiges, articulation). La nécessité de prendre des antibiotiques doit donc être discutée avec votre chirurgien orthopédique, votre médecin traitant ou votre dentiste.
  • Certains implants métalliques peuvent poser problème lors des contrôles de sécurité (portiques avec détecteurs de métaux) comme à l’aéroport. On peut avoir sur soi, de façon non obligatoire, une lettre d’un médecin indiquant que vous avez eu un cancer des os et que vous avez un implant métallique, mais, que vous ayez ou non un courrier ou une carte pour alerter le personnel de sécurité, celui-ci effectuera très probablement une vérification approfondie.

Dans ce cas, vous pouvez contacter le médecin ou le service qui vous a traité(e) dans l’enfance ou l’adolescence pour obtenir un résumé de traitement. Vous pouvez ensuite bénéficier de conseils personnalisés lors d’une consultation de suivi à long terme.

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