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Depuis 50 ans, les progrès thérapeutiques ont permis d’augmenter les taux de guérison des cancers des enfants et des adolescents. Aujourd’hui, près de 80% des malades guérissent. Mais, des années après le diagnostic, à l’âge adulte, d’autres problèmes de santé liés aux conséquences à long terme de la maladie et de ses traitements, peuvent apparaître.

La santé physique

Tumeurs secondaires

Parce qu’ils endommagent aussi les cellules saines, les traitements par radiothérapie ou chimiothérapie peuvent induire un autre cancer, plusieurs années après la première maladie. Ces cancers secondaires sont à distinguer des rechutes tardives qui, même si elles sont rares, peuvent également survenir plusieurs années après le traitement.

Des tumeurs peuvent survenir au niveau du sein, de la thyroïde, du cerveau, des os ou plus rarement ailleurs. Certaines personnes traitées pour un cancer pédiatrique ont développé des leucémies (maladie du sang) secondaires. Celles-ci sont survenues le plus souvent dans les 10 ans après le premier diagnostic, lorsque des doses importantes de certaines chimiothérapies avaient été administrées. Les doses ont été régulièrement réduites depuis plusieurs années, limitant les effets nocifs liés à ces chimiothérapies.

Quels sont les facteurs de risque ?

Le risque de cancer secondaire est plus élevé pour certains groupes de personnes :

  • les femmes plus que les hommes ;
  • les personnes plus jeunes au moment du traitement ;
  • les patients ayant reçu de la radiothérapie, en particulier à proximité du cou (risque de cancer de la thyroïde), ou au niveau du thorax (risque de cancer du sein) ;
  • les patients ayant reçu certains types de chimiothérapies ; les patients ayant reçu des doses importantes d’alkylants (uniquement pour le risque de leucémie). L’utilisation de ces chimiothérapies a diminué avec le temps limitant leurs effets nocifs.

Plus rarement, quelques personnes ont une prédisposition génétique à développer un cancer, qui peut être soupçonnée dans le cas de cancers survenus à un âge jeune chez d’autres membres de la famille, à des générations successives. C’est donc l’analyse des antécédents familiaux, grâce à la reconstitution de l’arbre généalogique de la famille, qui permet d’évaluer ce risque. Il s’agit d’une situation rare, mais si tel est le cas, le médecin traitant peut vous orienter vers une consultation spécialisée de génétique au cours de laquelle sera discutée l’intérêt de faire une recherche génétique spécifique.

Quels ont les signes qui doivent alerter ?

Il est conseillé de consulter un médecin si l’un des signes suivants apparait :

  • Grain de beauté qui change d’aspect,
  • Palpation d’une boule (nodule) dans le cou, le sein ou en tout autre endroit,
  • Douleurs persistantes inexpliquées,
  • Troubles digestifs persistants,
  • Saignements inhabituels,
  • Fatigue importante et anormale,
  • Perte de poids importante (et involontaire),
  • Et d’une manière générale, tout symptôme inhabituel. Pour exemples, une plaie qui ne guérit pas après plusieurs semaines, une plaie de la langue ou la bouche qui dure plus de 3 semaines, des difficultés persistantes à avaler ou à digérer, des problèmes pour uriner, un écoulement de sang vaginal après la ménopause ou en dehors des règles, la voix qui change, etc.

Quelle est la surveillance médicale recommandée ?

  • Tout adulte doit avoir une surveillance médicale régulière en particulier après la guérison d’un cancer traité durant l’enfance ou l’adolescence.
  • Cette surveillance est adaptée aux traitements reçus et aux observations faites lors de l’examen médical.
  • Des examens complémentaires biologiques ou radiologiques peuvent être nécessaires.
  • La peau doit être examinée régulièrement par un dermatologue s’il y a beaucoup de grains de beauté ou si un grain de beauté change d’aspect.
  • Quand une radiothérapie a été délivrée sur le cou, le médecin doit palper régulièrement la glande thyroïde et demander une échographie si besoin.
  • Si le traitement a comporté une radiothérapie sur le thorax, le dépistage du cancer du sein doit débuter plus tôt que dans la population générale, avec un auto-examen régulier. Dans certains cas, une échographie ou une IRM seront préférées à la mammographie.
  • Si le traitement a comporté une radiothérapie sur l’abdomen, il est recommandé de rechercher du sang dans les selles pour le dépistage du cancer du côlon. Un examen par coloscopie peut aussi être indiqué.
  • Si une radiothérapie cérébrale a été délivrée, un scanner ou une IRM cérébrale sont recommandés tous les 5 ans.
  • D’autres examens de dépistage peuvent être décidés en fonction de la maladie initiale, des traitements reçus avant greffe s’il y en a eu une, du type de greffe réalisé et de ses complications. Tout symptôme persistant doit être signalé à un médecin.

Il est tout à fait possible de ne jamais avoir de conséquence à long terme d’ordre médical en lien avec les traitements reçus. Inversement, des effets tardifs peuvent se manifester, parfois 15, 20 ou 30 ans après les traitements, entraînant potentiellement des complications importantes. Ces complications dépendent principalement, mais pas seulement, des traitements reçus.

Apprenez quels sont les types de complication, les signes et symptômes qui leur sont liés, et les façons de prévenir ou de prendre en charge les effets à long terme

Dans ce cas, vous pouvez contacter le médecin ou le service qui vous a traité(e) dans l’enfance ou l’adolescence pour obtenir un résumé de traitement. Vous pouvez ensuite bénéficier de conseils personnalisés lors d’une consultation de suivi à long terme.

Fiche dépistage
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